Année
5
Concours annuel de poésie francophone DIANA
Accueil
Règlement
Prix
Les lauréats
Contacts


Pinoo
Phrases Tao
Voyance
You Tube
Retour menu Lauréats

Année 2006
thème: La Jeunesse

Premier prix: Irène Sorolla (France)

"Je me souviens"


Te souviens-tu de cette époque
Où l'on croyait encore un peu
Que pour affronter notre monde
Il nous suffisait d'être deux?

On n'avait confiance en personne
On était jeune et insouciant
On se croyait invulnérable
On pensait qu'on avait le temps

Je me souviens de ma jeunesse
Et de toi mon ami d'enfance
Mon compagnon, mon confident
Le seul en qui j'avais confiance

Je me souviens de nos promesses
Qu'on ne se quitterait jamais
Que jamais rien sur cette terre
N'arriverait à nous séparer

Te souviens-tu de ces histoires
Qu'on s'amusait à inventer
Des rêves d'enfant que l'on croyait
Un jour pouvoir réaliser?

Mais le temps court beaucoup trop vite
Et il nous a bien rattrapés
Et puis la vie a fait en sorte
Que nos chemins se soient séparés

Je me souviens de ma jeunesse
Et de toi mon ami d'enfance
Mon compagnon, mon confident
Le seul en qui j'avais confiance

Je me souviens de toutes ces choses
Et je repense, le cœur serré
Au bon vieux temps où j'étais jeune
Que j'ai fini par regretter

Deuxième prix: Julie Doye (Belgique)

"Des mots émerveillent?"


Des amours,
Des illusions,
Des unions,
Des espoirs,

Tels furent les mots de ma jeunesse.

Désamours,
Désillusions,
Désunions,
Désespoirs,

Tels furent les maux de ma jeunesse.

Des amours tournent autour de moi,
Désamours me suivent pas à pas.

Des illusions douces nourrissent mon quotidien,
Désillusions sonnent tous les lendemains.

Des unions joyeuses me font sourire,
Désunions du corps, de l'âme et puis mourir.

Des espoirs à travers ces regards,
Déspespoirs lorsqu'ils sont hagards.

Lorsque les mots prennent la place des maux, la jeunesse se fait caresse.
Lorsque les maux se substitient aux mots, elle cesse d'être une promesse.

Troisième prix: Noëmie Claudon (France)

"Une enfance égarée"


Elle a dans les yeux le ciel azur de son enfance,
Les éclats d'une nuit à la belle étoile;
Elle a dans les yeux le sourire du firmament,
Les petits chemins qui traversent les champs.

Elle a dans les yeux les frissons d'Avril,
Les herbes hautes couchées par le vent,
Les remous des vagues sur les rochers saillants.

Elle a dans les yeux le sel des mers bleues,
Les soleils éclatants sur le sable brûlant;
Elle a dans les yeux les vallées qui s'étendent,
Les coups de poing de l'air frais et piquant.

Elle a dans le cœur un océan d'ailleurs
Envies de liberté, de voir la vie en grand,
Des prairies, des rivières, des cascades et des fleurs,
L'air enivrant des prémices du printemps.

Elle a dans la tête un manège qui danse,
Tourbillons d'eau marine et le bruit du silence,
Des sentiers d'autrefois qui sillonnent les plaines,
Le goût sucré du vent qui soulageait ses peines.

Et ella aura toujours cette musique dans le cœur,
Des envies d'escapade, de genoux écorchés,
Des courses sur la plage, les cheveux emmêlés,
Et la douceur salée de l'air après l'orage.

Elle vient d'un pays où la vie tourbillonne,
Où les enfants rient et où les cloches sonnent;
Et jusqu'au bout du temps, elle gardera en elle,
Cette douce impatience de déployer ses ailes
Pour rejoindre l'horizon où elle s'est sentie grandir
Au rythme des saisons qu'elle n'a pas vu s'enfuir,
Et elle continuera sa course à travers champs,
Sans cesse à la recherche de son cœur d'enfant...

Quatrième prix: Damien Demoustier (Belgique)

"La jeunesse"


Un idéal jamais atteint,
Mais recherché sans cesse,
Une part de vie s'éteint,
Envolée, ma jeunesse.

Perdant la voie,
M'écartant des chemins,
Je n'entends qu'une voix
Qui me dit «va plus loin».

J'ai sauté des barrières,
J'ai dépassé l'Everest,
J'ai traversé des rivières
Recherchant une jeunesse céleste.

J'ai vaincu des malheurs,
Y puisant le courage,
De construire du meilleur,
Rester sur le bon rivage.

À travers les déserts,
Elle n'est que fausse promesse.
Oh, comme je criais «misère»
À cette trop sage jeunesse.

Pour un instant seulement
L'effleurer de mes doigts.
Pour une seconde maintenant,
La sentir vivre en moi.

Le temps fait sont œuvre,
L'effaçant sans finesse.
À gros traits, il me désœuvre
De mes espors de jeunesse.

Dois-je vendre mon âme,
Ne plus vivre de mon cœur
Pour que son retour je clame
Qu'elle renaisse en douceur.

Cinquième prix: Patrick Carré (France)

sans titre


Autant le dire sans embage,
Ne mets plus tes rêves en fuite!
Donne-leur le souffle des sages,
Rien n'arrive qu'on ne suscite!
Et plus on avance en âge,
Âme en cage, et plus ça va vite!
Croque la vie à belles dents,
Hâte-toi du pas des rebelles,
Remets-toi du panache blanc
Insufflé aux enfants modèles.
Sur un air de moulin à vent,
Tes années passent à tire d'ailes;
Il est temps de vivre à présent
Au soleil d'une île nouvelle
Née du fin fonds de l'océan
Évadé de tes aquarelles.


Retour menu Lauréats
© Pinoo.be since 2005 - Contacts: pinoo@pinoo.be