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Année 2006 thème: La Jeunesse Premier prix: Irène Sorolla (France)"Je me souviens"
Te souviens-tu de cette époque Où l'on croyait encore un peu Que pour affronter notre monde Il nous suffisait d'être deux? On n'avait confiance en personne On était jeune et insouciant On se croyait invulnérable On pensait qu'on avait le temps Je me souviens de ma jeunesse Et de toi mon ami d'enfance Mon compagnon, mon confident Le seul en qui j'avais confiance Je me souviens de nos promesses Qu'on ne se quitterait jamais Que jamais rien sur cette terre N'arriverait à nous séparer Te souviens-tu de ces histoires Qu'on s'amusait à inventer Des rêves d'enfant que l'on croyait Un jour pouvoir réaliser? Mais le temps court beaucoup trop vite Et il nous a bien rattrapés Et puis la vie a fait en sorte Que nos chemins se soient séparés Je me souviens de ma jeunesse Et de toi mon ami d'enfance Mon compagnon, mon confident Le seul en qui j'avais confiance Je me souviens de toutes ces choses Et je repense, le cœur serré Au bon vieux temps où j'étais jeune Que j'ai fini par regretter Deuxième prix: Julie Doye (Belgique)"Des mots émerveillent?"
Des amours, Des illusions, Des unions, Des espoirs, Tels furent les mots de ma jeunesse. Désamours, Désillusions, Désunions, Désespoirs, Tels furent les maux de ma jeunesse. Des amours tournent autour de moi, Désamours me suivent pas à pas. Des illusions douces nourrissent mon quotidien, Désillusions sonnent tous les lendemains. Des unions joyeuses me font sourire, Désunions du corps, de l'âme et puis mourir. Des espoirs à travers ces regards, Déspespoirs lorsqu'ils sont hagards. Lorsque les mots prennent la place des maux, la jeunesse se fait caresse. Lorsque les maux se substitient aux mots, elle cesse d'être une promesse. Troisième prix: Noëmie Claudon (France)"Une enfance égarée"
Elle a dans les yeux le ciel azur de son enfance, Les éclats d'une nuit à la belle étoile; Elle a dans les yeux le sourire du firmament, Les petits chemins qui traversent les champs. Elle a dans les yeux les frissons d'Avril, Les herbes hautes couchées par le vent, Les remous des vagues sur les rochers saillants. Elle a dans les yeux le sel des mers bleues, Les soleils éclatants sur le sable brûlant; Elle a dans les yeux les vallées qui s'étendent, Les coups de poing de l'air frais et piquant. Elle a dans le cœur un océan d'ailleurs Envies de liberté, de voir la vie en grand, Des prairies, des rivières, des cascades et des fleurs, L'air enivrant des prémices du printemps. Elle a dans la tête un manège qui danse, Tourbillons d'eau marine et le bruit du silence, Des sentiers d'autrefois qui sillonnent les plaines, Le goût sucré du vent qui soulageait ses peines. Et ella aura toujours cette musique dans le cœur, Des envies d'escapade, de genoux écorchés, Des courses sur la plage, les cheveux emmêlés, Et la douceur salée de l'air après l'orage. Elle vient d'un pays où la vie tourbillonne, Où les enfants rient et où les cloches sonnent; Et jusqu'au bout du temps, elle gardera en elle, Cette douce impatience de déployer ses ailes Pour rejoindre l'horizon où elle s'est sentie grandir Au rythme des saisons qu'elle n'a pas vu s'enfuir, Et elle continuera sa course à travers champs, Sans cesse à la recherche de son cœur d'enfant... Quatrième prix: Damien Demoustier (Belgique)"La jeunesse"
Un idéal jamais atteint, Mais recherché sans cesse, Une part de vie s'éteint, Envolée, ma jeunesse. Perdant la voie, M'écartant des chemins, Je n'entends qu'une voix Qui me dit «va plus loin». J'ai sauté des barrières, J'ai dépassé l'Everest, J'ai traversé des rivières Recherchant une jeunesse céleste. J'ai vaincu des malheurs, Y puisant le courage, De construire du meilleur, Rester sur le bon rivage. À travers les déserts, Elle n'est que fausse promesse. Oh, comme je criais «misère» À cette trop sage jeunesse. Pour un instant seulement L'effleurer de mes doigts. Pour une seconde maintenant, La sentir vivre en moi. Le temps fait sont œuvre, L'effaçant sans finesse. À gros traits, il me désœuvre De mes espors de jeunesse. Dois-je vendre mon âme, Ne plus vivre de mon cœur Pour que son retour je clame Qu'elle renaisse en douceur. Cinquième prix: Patrick Carré (France)sans titre
Autant le dire sans embage,
Ne mets plus tes rêves en fuite! Donne-leur le souffle des sages, Rien n'arrive qu'on ne suscite! Et plus on avance en âge, Âme en cage, et plus ça va vite! Croque la vie à belles dents, Hâte-toi du pas des rebelles, Remets-toi du panache blanc Insufflé aux enfants modèles. Sur un air de moulin à vent, Tes années passent à tire d'ailes; Il est temps de vivre à présent Au soleil d'une île nouvelle Née du fin fonds de l'océan Évadé de tes aquarelles. |
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